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Prières et pitreries à Bagan

Aujourd’hui, j’ai envie de revenir sur le travail de Johan Lolos. Vous l’avez sans doute compris, la majorité des photos que je vous présente sur le blog ont été prises par mon amoureux et, en fan number one qui se respecte, je m’extasie toujours autant devant ses clichés riches en émotions. Lors de notre voyage au Myanmar, il a réussi à capturer la puissance et l’expression de certains visages et, parmi les différentes séries qui ont eu le don de me donner des frissons, il y a celle-ci, tout droit sortie des temples bouddhiques.

Ces photos reflètent un aspect bien précis de la culture birmane, j’ai nommé la religion. Avec plus de 500.000 moines et des milliers de monastères à travers le pays, la ferveur religieuse est plus que palpable. Ces trois jeunes garçons – appelés « novices » – viennent d’entrer dans les ordres bouddhiques à l’âge de 10 ans.

10 ans … c’est le temps de l’innocence, de la naïveté, des rires, des batailles d’eau et des copains. Un âge bien trop jeune pour se raser la tête et passer ses journées à prier, me direz-vous. Mais qu’à cela ne tienne! Après avoir questionné les différents guides qui nous ont accompagnés durant le séjour, j’ai découvert certains aspects de la culture bouddhique empreints de douceur et de valeurs humanistes.

Concrètement, à cet âge-là, les retraites monastiques dépassent rarement 3 mois … et ça tombe plutôt bien avec l’agenda des grandes vacances au Myanmar! En effet, les écoles étant fermées de début mars à fin mai, de nombreuses familles en profitent pour envoyer leurs enfants au monastère réaliser leur petite retraite initiatique. Et comme il n’est pas toujours possible pour les parents de prendre congé à cette période pour s’occuper de leurs enfants, passer ses journées avec une trentaines de gamins de son âge, rire, faire des blagues tout en apprenant les préceptes religieux, c’est plutôt sympa comme alternative! Durant cette initiation (qui ressemble très fortement à l’ambiance des camps scouts que nous connaissons ici en Europe), les gamins sont pris en charge au monastère par des moines plus âgés, reçoivent une éducation et un enseignement, notamment sur les textes sacrés, et jouent même au football (à pieds nus svp!)

Comme le veut la coutume, ils vivront leur seconde retraite à l’âge adulte où ils ne seront alors plus considérés comme des « novices » mais bien des moines à part entière. Ces petits gars m’ont beaucoup fait rire ce matin-là car ils avaient beau avoir le crâne rasé et porter une robe nouée autour du buste, ils n’en restaient pas moins des gamins contents de jouer à cache-cache dans la cour du temple, entre 2 prières. Une de ces petites canailles n’arrêtait d’ailleurs pas de me faire des langues pendant la récolte de nourriture puis se mettait à pouffer de rire! Bien sûr, il s’assurait à chaque fois que les « chefs » postés en début de file ne l’avaient pas repéré. Comme quoi, d’où qu’il vienne, un enfant reste un enfant ☺️

On les a ensuite suivis du monastère au temple où l’on s’est fait un peu plus discrets pour immortaliser cet instant très spirituel. Un moment touchant qui m’a réellement donné envie de m’intéresser davantage à la culture bouddhique.

Mingalabar* à tous les trois 💓

(*merci en birman)

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