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Les moments forts de notre road trip en Grèce ♡

Parmi les pays d’Europe du Sud-Est que nous avons traversés l’été dernier, la Grèce occupe une place particulière dans mon coeur. Avec une maman crétoise et un papa péloponnésien, mon Barbu d’Amour était de toute évidence le guide rêvé pour me faire découvrir les us et coutumes régionaux. Durant trois semaines, il a merveilleusement bien jonglé entre le langue de Molière et la langue de Socrate pour me traduire les innombrables panneaux routiers indéchiffrables ou encore me commander en moins de temps qu’il ne faut pour le dire les fameux Yemista, ces délicieux petits légumes farcis au riz qui ont ravi mon estomac de gourmande. Et puis il faut dire aussi qu’un mec qui te dit « je t’aime » en grec (et avec l’accent svp!) face au coucher du soleil, ça laisse des traces indélébiles dans ton cerveau! D’ailleurs, il suffit que des effluves d’origan atteignent mes narines pour que mes pupilles se dilatent aussitôt! Vraiment, cette destination m’a piquée en plein coeur et je serais prête à tout quitter pour y construire un nouvel épisode de mon futur. Retour sur les moments forts de notre voyage.

Pirates des Caraïbes 

Surnommée le « Diamant de la mer Ionienne », l’île de Zakynthos possède l’une des plages les plus photographiées du pays. Et pour cause, avec ses eaux cristallines, la baie de Navagio est d’une photogénie à toute épreuve! Et puis, lorsque l’on comprend que la grosse tâche noire sur le sable est en réalité un vieux bateau de contrebandiers échoué, à moitié enseveli et entièrement rongé par la rouille, on se met carrément à cligner des yeux pour vérifier qu’on n’est pas en train d’halluciner sous l’effet de la chaleur! Perchés au sommet des falaises abruptes, nous avons admiré ce décor fascinant sous une chaleur étouffante durant près d’une heure. Si je n’avais pas couru dare-dare jusqu’au parking pour acheter une bouteille d’eau fraîche à un marchand ambulant, je pense que j’écopais d’une belle insolation! 

Larguez les amarres!

C’est depuis l’Italie que nous avons rejoint la Grèce à bord d’un ferry. S’en est suivie une dizaine d’autres traversées, toutes aussi dépaysantes les unes que les autres sur les flots grecs. Nous avons ainsi vogué d’île en île, accoudés à la balustrade du ponton, la peau recouverte d’embruns salés. Malgré les odeurs de mazout et les relents de fritures qui s’en dégageaient, j’ai adoré chacune de ces traversées car elles étaient annonciatrices de nouvelles découvertes. Si vous montez à bord, ne vous étonnez pas de voir des familles entières allongées aux 4 coins du bateau! Faute de moyen pour pouvoir se payer une cabine, de nombreuses personnes dorment sous les escaliers ou encore dans les couloirs durant la traversée nocturne, donnant ainsi aux lieux un petit côté « Woodstock 2.0. ». Un bon conseil: foncez sur le ponton à l’heure du coucher de soleil si vous voulez admirer une carte postale grandeur nature.

Une expérience authentique

Après avoir traversé d’interminables chemins de terre poussiéreux, on est arrivé à Lykos, un petit village pittoresque du sud de la Crète. Installé dans un enclos, un vieillard a alors attrapé une biquette qu’il a égorgée sous nos yeux écarquillés. Cette scène devait être relativement banale pour les autochtones car nous étions les seuls à retenir un haut-le-coeur. Pour la petite histoire, ce soir-là, lorsque nous avons commandé notre menu à la taverna d’à côté, c’est avec fierté que le patron nous a fait goûter son ragout « maison », « le plus tendre de la région » selon ses dires. J’imagine que vous avez deviné à base de quoi il avait été préparé… Bon appétit bien sûr! Bêêêêê! 

Santorini, victime de son succès

L’île de Santorini est un petit bijou de l’archipel des Cyclades et ses couchers de soleil figurent parmi les plus beaux d’Europe. Ça fait rêver, hein? Mais ne vous y méprenez pas: derrière cette description idyllique se cache un véritable fléau : en pleine saison, pas moins de 70 000 touristes du monde entier envahissent l’île dont 13 000 d’entre eux débarquent d’immenses bateaux de croisière! Autant dire que si vous cherchez un endroit calme, paisible et romantique, je vous conseille de passer votre chemin! En journée, l’île de seulement 76 km² est littéralement au bord de l’asphyxie et cette invasion de voyageurs en découragerait plus d’un à y poser ses espadrilles! Si vous tenez malgré tout à tenter l’expérience, levez-vous tôt car, à l’aube, les ruelles de la caldeira sont désengorgées et il y a de fortes chances pour qu’elles vous inspirent des histoires de princesses orientales. 

Seuls au monde

L’île d’Elafonissos est un petit paradis protégé de seulement 20 km² (dont je vous ai déjà parlé ici) que je vous invite vivement à découvrir. J’ai longtemps hésité avant de vous en parler sur le blog parce que j’étais face à un fameux dilemme: vous en vanter ses mérites et prendre alors le risque de le voir perdre toute quiétude ou me taire à jamais et passer à côté d’un super partage de bons plans. J’ai pris le parti de vous présenter cet éden SI ET SEULEMENT SI vous me promettez que vous le garderez intact si vous vous y aventurez (sinon le malheur s’abattra sur vous et votre famille et vous perdrez toutes vos dents haha). Vues du haut, ses plages sont encore plus incroyables! On a donc installé la rooftop tent dans un chouette spot isolé avec pour seul compagnon de bivouac le bruit des vagues. Au lever du soleil, absolument tout autour de nous était enveloppé d’une douce couleur jaune-orangée. On ne pouvait qu’être heureux à ce moment-là. 

Petralona, les racines de Johan

Voilà près de 12 ans que Johan n’avait plus revu ses grands-oncles de Petralona. A peine avions-nous garé notre 4×4 devant l’église du village que la version grecque du prénom « Johan » a retenti de toutes parts: « Iannis, Iannis! ». Les retrouvailles étaient chaleureuses, tout comme les yaya grecques. On s’est embrassés, regardés, scrutés, examinés. On a souri, j’ai reçu quelques brins de basilic en guise de bienvenue et, tradition oblige, on nous a présenté des biscuits sablés par dizaine ainsi que des loukoums à la bergamote. J’ai eu le coeur serré en découvrant Oncle Labi alité. Malgré la maladie, le regard du vieil homme s’est éclairé dès notre entrée dans la chambre et m’a fait relativiser les petits problèmes du quotidien. Voilà une bien belle leçon de vie qu’il m’a enseignée en 10 secondes, sans mot dire.

Un bain de foule multiculturel

A Kyparissia, nous nous sommes baladé en plein coeur du petit marché local. Bien plus que les échoppes, c’était les marchands qui nous intriguaient. Multiculturel et intergénérationnel à souhait, le spectacle qui se déroulait sous nos yeux était jouissif. On ne savait d’ailleurs plus où donner de la tête! Cette petite fille gitane nous a d’ailleurs très vite repérés à travers les allées, insistant avec un air malicieux pour que Johan la prenne en photo, avant de reprendre ses sachets de légumes qu’elle est allée vendre aux plus offrants. 

Libre comme l’air

Imaginez des rochers phénoménaux éparpillés ci et là dans une paisible vallée avec, au sommet de chacun, des monastères: n’est-ce pas carrément surréaliste? Pour peu, on croirait lire le pitch d’un livre de Fantasy! Ce jour-là, j’ai admiré cet incroyable horizon sur fond de bouzouki et me suis sentie pousser des ailes! Voilà donc un endroit mystique que je vous conseille de découvrir au coucher du soleil. Allez aussi visiter l’un des monastères. L’un d’entre eux renferme les crânes et ossements des différents moines qui y ont habité et rien que pour ça, ça vaut le coup d’oeil! Amis du gore, bonjour! 

1 Commentaire

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  • PaM

    It’s always a real pleasure to read your stories ! I remember last summer was already so enjoyable to follow your adventure ! And Johan work is amazing making those picture so alive !

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