Destinations Nouvelle-Zélande

L’île du Sud au volant d’un 4×4

sdfsdf

Lors de notre voyage en Nouvelle-Zélande, j’ai eu la chance de bourlinguer dans l’île du Sud à bord d’une Toyota Land Cruiser. C’était la première fois que je mettais les pieds dans un 4×4 et je peux te dire que ce ne sera certainement pas la dernière ! On en a pris plein la vue et Johan n’a pas loupé une miette de notre folle traversée comme tu peux le constater au travers des photos. Rien que pour toi, voici un aperçu des moments hauts en couleurs que nous avons vécus au pays des kiwis.

JOUR 1

Si tu as déjà traîné ton backpack du côté de la Nouvelle-Zélande, tu auras à coup sûr remarqué que le campervan y est le roi des véhicules de location. Tu le croises partout, tout le temps. S’il offre de nombreux avantages en road trip, sa configuration ne lui permet hélas pas d’emprunter les chemins accidentés et, du coup, limite pas mal les possibilités d’exploration. Lorsque la société néozélandaise Off Track Rentals nous a proposé de tester ses véhicules tout terrain, on a littéralement sauté de joie ! Pour nous, c’était l’opportunité rêvée de pouvoir partir à l’aventure et de vivre une expérience gonflée d’adrénaline.

Tout d’abord, laisse-moi te présenter notre nouvelle maison sur roues. Equipé d’une tente de toit qu’il suffit de déplier en un tour de main, ce 4×4 est rapidement devenu synonyme de liberté à nos yeux. Dès le premier soir, je suis tombée amoureuse de notre nouveau nid douillet qui tordait le cou à pas mal d’idées reçues sur le camping. Avec ses jolies guirlandes lumineuses et ses aménagements ultra confortables, il n’avait clairement rien à envier aux chambres d’hôtel froides et aseptisées. Malgré la fraicheur de la nuit et une pluie battante, nous avons dormi comme des loirs, lovés dans notre double sac de couchage.

sdfdsf

JOUR 2

En voyage, mon truc à moi, ce sont les levers de soleil. J’ai une véritable fascination pour cet instant fugace et presque irréel où la lumière du soleil inonde les vallées d’un voile doré et d’une multitude de paillettes. Ça brille, ça pétille et ça me plait. Même si sortir du lit alors qu’il fait encore nuit est une épreuve en soi, j’oublie instantanément ô combien j’étais fatiguée dès que le soleil pointe le bout de son nez.

Les levers de soleil ont un effet assez particulier sur mon esprit : il est à peine 6h du mat’ que je transpire le romantisme par tous les pores, insistant (parfois lourdement) pour assister à ce spectacle enchanteur collée-serrée-agrippée à Johan, telles deux colombes sur un fil. Enfin, ça, tu vois, ça arrive uniquement quand il a oublié son appareil photo – donc autant dire jamais – parce que la plupart du temps, les levers de soleil, ça ressemble plutôt à ça : « Del, active-toi ! Monte sur le capot de la voiture ! Non, mets-toi plutôt à droite ! Oui, voilà. Prends une pose cool. COOL, j’ai dit ! Non, arrête d’envoyer des Snaps, dépose ton iPhone, concentre-toi ! Retire tes horribles moufles, ça ne rend pas du tout en photo ! Comment ça « il fait super froid » ? Ne bouge surtout pas ! Voilà, là c’est juste parfait. Wou-Hou ! Oh mon Dieu, ça déchire ! 

JOUR 3

Moi qui voulais de l’aventure et bien, j’ai été servie ! Jamais je n’aurais cru que la voiture traverserait ces petites rivières et pourtant, elle l’a fait sans broncher ! Bon, ok, je dois t’avouer que Johan a super bien géré : il a piloté la voiture comme un pro (mais ça, tu vois, je vais éviter de le répéter à tout va sinon il risque de prendre la grosse tête). Il était tellement à l’aise dans cet exercice de style que je l’ai surpris à prendre des poses de mec hyper détendu : coude posé sur le rebord de la fenêtre ouverte (malgré les éclaboussures), balancement de la tête sur le dernier tube de The xx, clin d’œil travaillé sur chacun des Snaps que je prenais pourtant à la sauvette. Bref, Johan était over confiant sur les chemins escarpés et, du coup, ça m’a permis de relâcher la pression et de relativiser : ok, nous sommes effectivement loin de toute civilisation et sans réseau Wi-Fi MAIS je te ferais remarquer que je sors avec « The Driver » alors pouêt-pouêt !

Si je peux te donner un petit conseil « santé », prends bien soin d’appliquer une protection solaire en journée. Même si les températures ressenties sont plutôt fraîches en été, le soleil est traitre et peut faire de sérieux dégâts. Mes pieds étaient cramés alors que je les avais posés seulement 20 minutes sur le rebord de la fenêtre.

JOUR 4

Pour nous rapprocher au plus près de la nature, on n’a pas hésité une seule seconde à emprunter des sentiers ensablés et boueux. Seuls au monde, le titre Born to be wild résonnait dans nos têtes. Pour la petite anecdote, de nombreuses scènes du Seigneur des anneaux ont été tournées sur l’île du Sud, et quand on sait à quel point Johan est fan de cette trilogie, tu peux aisément imaginer sa tête d’enfant heureux au volant de son 4×4.

Si tu es un explorateur gourmand, sache que le nec plus ultra quand tu pars à l’aventure, c’est de penser à embarquer dans ton coffre un mini barbecue au gaz. Non seulement, ça t’évite de devoir cuire ta viande façon Homme de Neandertal, c’est-à-dire plantée sur un bout de bois (douteux) au-dessus d’un feu de camp (tout aussi douteux) mais, surtout, ça limite les risques d’incendie de forêt. N’est-ce pas là un argument de taille ? C’est ainsi que Johan s’est transformé en roi du cheeseburger home made un soir sur deux. Qu’est-ce qu’on était bien, installés dans nos sièges de pêcheur face à la montagne, le bonnet enfoncé jusqu’aux yeux, à dévorer notre menu 4 étoiles.

JOUR 5

La région de Mavora Lakes figurait en tête de liste sur notre road book depuis qu’un autochtone nous en avait fait l’éloge. Après des kilomètres de poussière et de nids de poule inondés, on décide de stationner la voiture face au lac pour admirer les derniers instants du coucher du soleil et y établir notre campement pour la nuit. Ce coucher de soleil, on le traquait déjà depuis plus de 20 minutes, espérant trouver le point de vue idéal. Plus on roulait et plus les nuages apparaissaient à notre grand regret. J’adore quand on part à la chasse aux rayons de soleil : l’un surveille le ciel tandis que l’autre sa montre quand, tout à coup, on assiste au spectacle tant attendu. Jamais je ne me suis lassée de ce cache-cache entre Johan, moi et le soleil. C’est à chaque fois une nouvelle histoire et de nombreux fous rires.

Assise sur le toit de la voiture, bien emmitouflée dans un plaid, je ne loupe rien de la scène tandis que Johan, haut perché, est occupé à shooter. On n’arrête pas de rire tant le décor est incroyable. A plusieurs reprises, Johan me crie du haut de sa bute : « Del, t’es heureuse ? ». Sans blague que je le suis. Quand on sait que je suis une nana hyper connectée, accrochée à son IPhone matin et soir, noyée d’emails et vivant à 200 à l’heure, me retrouver loin de tout, dans cet endroit sauvage à souhait, et prendre du plaisir à souffler, à respirer, à ne penser à rien si ce n’est l’instant présent, ce fut une délicieuse parenthèse que je garde bien précieusement dans un coin de ma tête et que j’aime me remémorer en période de stress.

Ah, j’en oublie l’inoubliable! Il y a eu une ombre au tableau : les sandflies. Ces bestioles ont été mon pire cauchemar au paradis ! On a été attaqués, voire même carrément traqués de toute part. Ces espèces de petites mouchettes sont hyper voraces et t’attaquent généralement en bande, surtout quand tu t’approches d’un point d’eau, aussi petit soit-il. Elles te piquent sans que tu les vois et rien ne les arrêtent, pas même ton legging de rando au travers duquel elles te sucent gaiement. Résultat, tu te retrouves avec des petites marques rouges (très peu esthétiques quand tu décides de te mettre en short) que tu vas gratter pendant d’interminables journées. Deux mois après mon retour, j’ai toujours une marque sur le haut de la cuisse (j’ai sûrement dû être attaquée par la famille enragée d’un sandfly que j’ai tué). Avant de partir en road trip, je suis passée dans une parapharmacie à Queenstown, persuadée d’y dénicher le meilleur répulsif de tous les temps. Au moment de payer la terreur des insectes, j’ai nommé le « Bushman », je me suis résignée et ai plutôt opté pour une formule bio et naturelle à base d’huiles de coco et d’huiles essentielles. Fière comme un paon de mon nouvel achat écoresponsable, j’en ai appliqué généreusement sur mes jambes et mon cou, convaincue de son efficacité. Les deux seuls effets de ce spray n’étaient pas ceux que j’avais imaginés : il a provoqué un bon gros mal de tête chez Johan qui ne supporte pas les odeurs fortes et a transformé mon corps en attrape-mouchettes tant j’étais collante. Moralité, si tu ne veux pas te faire piquer, tu devras mettre de côté tes grands principes cosmétiques et te tartiner de produits chimiques. Ou porter une combinaison de plongée. A toi de décider.

Ceci est une légende. © Johan Lolos

JOUR 6

Le coffre chargé de courses, on se met en route pour Milford Sound, le plus célèbre fjord du sud du pays. Là-bas, tout est différent : la lumière y est plus sombre, l’air très humide et la végétation luxuriante. La région figure parmi les plus humides du globe et compte pas moins de 7 mètres de pluie par an. Je troque donc ma jupe fleurie contre mon équipement de trekking Haglöfs. En chemin, on s’arrête sur le bas-côté pour observer la multitude d’étroites chutes d’eau qui coulent le long des parois rocheuses : je suis envoûtée, comme hypnotisée.

On est rejoint par un Kéa, une espèce de perroquet montagnard endémique qui est super protégée dans le pays. Ils adorent mâchouiller du caoutchouc donc il est fort probable qu’ils bousilleront les joints de ton véhicule sans même que tu aies le temps de les chasser. Sache toutefois qu’il est formellement interdit de les nourrir donc ne t’avise pas à leur filer les restes de ton sandwich au jambon (oui, ils sont carnivores) car non seulement tu risques gros au niveau amende mais, surtout, ça craint pour la survie de l’espèce.

Ces quelques jours ont été une vraie bouffée d’air frais pour nous deux. On a découvert des recoins authentiques de la Nouvelle-Zélande, encore préservés du tourisme de masse. On était constamment dans un état d’excitation face à ces étendues de nature sauvage. Le 4×4 a apporté cette touche d’aventure et d’adrénaline que nous recherchions. Et puis passer des moments aussi forts avec son amoureux et le voir comblé, ça laisse des traces indélébiles (un peu comme celles laissées par les sandflies mais en MIEUX), le genre de trace qui te rappelle finalement que le bonheur est fait d’expériences et qu’il se vit avec les tripes.  

sdfsf

dsfsf sdfsf

1 Commentaire

1 Comment

  • Jocelyn / @bivooak

    Super article Delphine,

    Je me suis laissé bercé au fil de ton parcours. J’ai beaucoup ri sur la retranscription de ton discours avec Johan au deuxième jour. Les photos sont là pour dire que tu dis la vérité sur la beauté de ce pays. Je me vais de ce pas lire les autres articles.
    Bonne route et à très vite

Commenter