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Comment j’ai attrapé le virus du voyage

 

Une rencontre bouleversante

Depuis janvier 2016, mon coeur est pris et je vois la vie en rose façon « coucher de soleil néozélandais », l’une de mes couleurs préférées! Eperdument amoureuse de Johan Lolos, mon bel aventurier, je me dis souvent que tout ceci ne serait peut-être pas arrivé sans lui. Je l’ai rencontré à mon retour d’Indonésie où j’étais partie un mois sur un coup de tête, fatiguée de devoir courir à gauche et à droite dans une vie qui commençait à manquer de sens. Moins consommer et davantage expérimenter, voilà vers quoi je voulais me diriger. La citation d’Aarti Khurana résonnait dans ma tête: « While you are alive collect moments not things ».

Bien décidée à opérer un changement de cap dans ma vie, j’ai tout à coup croisé la route de Johan, paf, comme par magie! Comme dirait Paul Eluard, « Il n’y a pas de hasard. Il n’y a que des rendez-vous ». Photographe de voyage talentueux, je suis sa première fan (du moins, après sa maman) et c’est d’ailleurs en découvrant son travail sur Instagram que j’ai littéralement craqué pour lui. Ce coup de coeur artistique s’est rapidement transformé en coup de foudre lors de notre premier verre où nos récits de voyage faisaient pétiller nos mirettes (ah, on me dit dans l’oreillette que c’était certainement dû au vin).

Grâce à son incroyable métier, on est amenés à voyager partout dans le monde. Ah mais attends! Je ne t’ai pas dit? Il a fait de moi son modèle préféré (carrément ouais!). Tu vois le petit personnage présent sur bon nombre de ses photos? Et bien c’est moi! Si si, juré craché! Au sommet d’une montagne, dans un hélicoptère, sous une tente par -3 degrés ou à bord d’un 4×4 dans le désert, je le suis les yeux fermés dans toutes ses explorations, aussi folles soient-elles, pour ramener des souvenirs à la pelle.

 

Montre-moi ton dressing et je te dirai qui tu es.

Ces deux dernières années, la configuration de ma penderie n’a donc cessé d’évoluer. Il suffit de jeter un rapide coup d’oeil à la tringle pour comprendre que … j’ai plusieurs facettes! Entre le sacro-saint Perfecto en cuir, les robes fleuries et les délicates blouses en dentelle, les vestes de montagne en Gore-tex se sont fait leur place, tel un arc-en-ciel dans ma garde-robe. Et que dire de mon placard à chaussures? Les paires de Converse et les Derbies y côtoient désormais les chaussures de randonnée. Nul besoin d’avoir un bachelier en stylisme pour conclure que les pièces de mon vestiaire se sont diversifiées, ton sens de l’observation suffira, crois-moi!

Dans le fond, ce joyeux mic-mac de styles souligne le caractère hybride de ma personnalité: OUI, je suis une fille moderne et coquette et NON, je n’ai pas peur de sortir de ma zone de confort! Allez les gars, on est en 2017, il est grand temps de chasser de vos esprits l’image réductrice de la « fifille » incapable de porter un sac de randonnée ou de dormir en bivouac par peur de se casser un ongle. Ce blog va tordre le cou aux idées reçues sur les filles (du moins je l’espère) en faisant un gros pied de nez à la pensée binaire qui pousse les gens à rentrer dans des cases bien carrées et complètement pourries. Ici, rien n’est blanc, rien n’est noir, tout est multicolore.

 

 Pourquoi j’aime voyager aux côtés de Johan?

Depuis de nombreuses années, j’ai tendance à prioriser le futur, alimentant d’interminables to-do list qui, si elles ne sont pas bouclées dans les temps, me procurent culpabilité et mal-être. J’ai alors trouvé dans les voyages le moyen de me rééquilibrer, de me recentrer sur l’essentiel : l’instant présent. Me perdre en plein milieu des montagnes est imparable pour me vider la tête. Je me sens libre, comme évoluant dans une espèce de bulle hors du temps. Je suis totalement déconnectée du reste du monde et, surtout, de ma messagerie électronique. Tout à coup, le mail envoyé samedi matin par cet étudiant désorganisé qui me demande de lui expliquer à nouveau les consignes de stage devient léger, voire carrément insignifiant. Ces échappées sauvages m’apportent de grandes bouffées d’oxygène et, généralement, me reboostent pour plusieurs semaines.

Paradoxalement, cette déconnexion me permet une reconnexion avec moi-même. Tout un tas de sensations et d’émotions me traversent : je transpire, mon cœur s’accélère, je doute de moi, je maintiens la cadence, Johan m’encourage, je tiens bon, je suis à bout de souffle puis, enfin, j’atteins le sommet. Quelle fameuse récompense de découvrir le monde de là-haut ! A chaque fois, je me surprends moi-même, étonnée de mes capacités d’endurance. Du haut de la montagne, j’aime visualiser les sentiers que je viens de parcourir et j’éprouve alors une sacrée fierté qui vaut toutes les séances de coaching personnel du monde ! L’égo regonflé, je me sens prête à relever de nouveaux défis. Les sorties au grand air, c’est la vie ! Ça te rosit les joues comme l’esprit, tel un coup de blush « Pinch O’ Peach » de chez M.A.C.

Beaucoup de personnes de mon entourage se sont étonnées de ce virage à 360° et je dois reconnaître qu’il peut être assez curieux pour certains. Plus concrètement, je n’étais pas ce genre de fille assoiffée d’air alpin et accro aux levers de soleil. Je n’ai même jamais fréquenté de mouvements de jeunesse de ma vie. Séjours en bord de mer en famille et city trips entre amis étaient mes principales sources d’évasion et cela me contentait pleinement. Enfin, ça, c’était jusqu’à ce que je décide d’acheter un billet pour Jakarta. C’était en mai 2015, une époque de ma vie où je tournais en rond, insatisfaite des chemins que j’empruntais, figée par la peur et rêvant d’une autre vie, MA vie. Ce voyage s’est imposé à moi comme une évidence. Sortir de ma zone de confort, voilà ce qu’il me fallait ! Durant un mois, j’ai fait connaissance avec moi-même, me retrouvant dans des situations nouvelles, parfois géniales, parfois gênantes, et j’ai beaucoup appris. Je suis rentrée changée, comme bonifiée, mon cerveau photoshoppé et j’ai mis de l’ordre, tant dans ma vie privée que professionnelle.

La spécialité de Johan, ce sont les grands espaces. Du coup, nos destinations sont principalement montagneuses. Nos bâtons de marche en main, on emprunte les sentiers de rando, loin de toute compétition, pour le plaisir, dans le but de vivre un moment atypique. Le hiking, c’est un véritable concept en soi et Instagram ne me contredira pas ! A en voir les millions de photos postées sous le hashtags « hiking », on est très loin de l’activité barbante et démodée pratiquée en pantalon 3/4! Ce que j’adore, c’est la dose d’expérience que cela procure. Mon Stetson sur la tête, je m’aventure vers des sentiers inconnus, suivie de près par Johan et son appareil photo. On immortalise nos bons moments, courant après les rayons du soleil lors de la golden hour, on rit, on s’essouffle et on se dit qu’on est bien petits face aux colossales montagnes qui nous surplombent. Et puis préparer le campement, faire bouillir de l’eau pour préparer le repas ou encore s’installer autour d’un feu dans la nuit noire sont des moments savoureux de la vie au grand air.

 

Le vent, le froid et la fatigue : mes pires ennemis 

Je te mentirais si je te disais que tout était parfait, simple et aisé lors de nos expéditions. Je ne te cache pas avoir déjà balancé des jurons à n’en plus finir tant j’avais froid, recroquevillée et tremblante dans mon sac de couchage. En altitude, le vent peut être terrifiant, soufflant toujours plus fort et me glaçant le corps à chaque bourrasque. Lorsque l’on s’aventure en montagne, je peux t’assurer que je ne me sépare jamais de mon bonnet, ni de mes gants! Le nez enfoui dans mon protège-cou et les doigts engourdis par le froid, je me mets en mode « pilotage automatique », marchant robotiquement dans la neige et rêvant à nos futurs voyages au soleil. Il m’est arrivé de faire la tête parce que Johan proposait de dormir sous tente alors qu’il neigeait! Mais la chose dont je suis le plus fière, c’est que je l’ai toujours suivi dans ses plans malgré certains coups de gueule. Et qu’est-ce que ça fait du bien de se dépasser!

Et de ton côté, qu’est-ce qui t’a donné envie de voyager? Qui t’a transmis ce virus? 🙂

3 Commentaires

3 Commentaires

  • Céline

    Je me retrouve tellement dans cet article, je suis à un tournant de ma vie où j’ai ce grand besoin de changement, d’experiences qui me meneront au bout de moi même. Cet article me rassure aussi, je pars un an à l’aventure en Australie, à bord d’un van et de mon chéri. Cette zone de confort dont tu parles, je la crains un peu mais je suis à la fois très excitée d’en sortir enfin et de m’affanchir de tout ce qui semble important dans nos pays européens et qui le sont beaucoup moins une fois sur la route.
    Merci pour ce bel article 🙂

    • Delphine

      Hello Céline 🙂 Merci pour ton gentil commentaire!
      Wouaw! Un an en Australie à bord d’un van! Ça va vous transformer 🙂 J’ai vu que tu avais également un blog voyage, j’espère que tu vas y raconter vos aventures ainsi que tes hauts et … parfois tes bas (les écrire, ça permet de les relativiser). Réservez-vous quand même des moments « plaisir » (tu verras, un pain au chocoloat de la boulangerie ou même un bain te rendront carrément hystérique de joie haha). Puis vivre cette expérience à deux, qui plus est avec ton amoureux, a ce petit côté rassurant qui devrait apaiser quelques-unes de tes craintes. Vivez l’expérience à fond, faites des tas de photos, rédigez vos impressions et revenez dans un an avec le même esprit mais encore « en mieux » 😉 Je t’embrasse!

  • Savannah

    C’est un très bel article, j’adore la façon dont vous décrivez les évènements. Votre récit est bien détaillé et facile à lire. J’ai vu quelques photos sur le blog de votre copain et elles sont très jolies, félicitations à lui.

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